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Monday, September 21, 2015

"Dans l'oeil du flâneur" par Hermès




C'est à une balade que nous invite Hermès pour l'année 2015: scénographiée par le designer Hubert le Gall, l'exposition se trouve sur les Berges de Seine, lieu propice à la flânerie, dans un espace éphémère conçu pour l'occasion comme un cube magique.

Flânerie urbaine, parisienne, rencontre avec l'imprévisible: voilà les thèmes de cette exposition qui nous plonge dans une expérience onirique, joyeuse et plein de fantaisie avec Paris comme toile de fond.

"Errer est humain, flâner est parisien", cette citation de Victor Hugo est l'une de nombreuses dédicaces poétiques à la flânerie inscrites sur les parois de l'installation Hermès.

 L'exposition, composée de 11 salles interactives, fourmille d’éléments iconiques parisiens (la colonne Morris renversée, les lampadaires, le passage Vero Dodat, le café..) mais aussi d'objets issus des archives d'Hermès.

Dès que l'on pénètre dans cette boite magique on perd le sens de l'espace et du temps pour rentrer dans un autre monde, fait de fantaisie, de détails poétiques et d'humour.

Hermès nous montre encore une fois que le vrai luxe aujourd'hui est prendre son temps!!



Dans l’œil du flâneur
Jusqu'au 5 octobre
Ouverture exceptionnelle toute la nuit du samedi 3 octobre à l'occasion de la Nuit Blanche
Port Solferino, Berges de Seine



















Sunday, September 6, 2015

Buenos Aires à La Maison Rouge


Après Winnipeng (Canada) en 2011 et Johannesburg  (Afrique du sud) en 2013, la Maison Rouge poursuit son cycle d'expositions consacrées à la scène artistiques des villes avec cette fois-ci un panorama de la création contemporaine argentine avec l'exposition "My Buenos Aires".

L'exposition présente plus d'une centaine d’œuvres réalisées par 65 artistes sur quatre générations investissant tous les médias: de l'installation à la peinture, la sculpture, la vidéo, la photographie.
Certains artistes très connus comme Guillermo Kuitca ou Jorge Macchi côtoient des jeunes artistes à découvrir qui viennent réaliser des œuvres in situ.

Les commissaires d'exposition, Albertine de Galbert et Paula Aisemberg, nous livrent une illustration des dynamiques artistiques de Buenos Aires et des mouvements qui ont animé la société argentine ces trois dernières décennies.

Il faut avouer que la proposition est assez sombre: l'art à Buenos Aires porte les stigmates de toutes les violences subies des années de dictature militaire jusqu'à la crise économique et financière de 2001.

Un nouveau regard est posé sur la création argentine qui nous permet d’appréhender cette ville à la fois sombre et séduisante.


My Buenos Aires
La Maison Rouge, 10 Bd de la Bastille, 75012 Paris
Jusqu'au 20 septembre 2015















Sunday, August 30, 2015

Les rencontres photographiques d'Arles


Vous avez encore jusqu'au 20 septembre pour vous rendre aux Rencontres photographiques d'Arles où le nouveau directeur, Sam Stourdzé, a prévu un programme riche de 35 expositions très éclectiques.
 Il y en a vraiment pour tous les goûts: des rétrospectives de grands noms de la photographie américaine, Walker Evans et Stephan Shore, à l'exposition sur les paradis fiscaux de deux photographes italiens, Paolo Woods et Gabriele Galimberti, dont les images plein de détails révélateurs et d'ironie nous font  voyager de Suisse aux Pays Bas, des Iles Caïmans au Delaware ou Singapour, à l'exposition "Malkovith, Malkovitc, Malkovitc" où le photographe de mode Sandro Miller rend hommage aux maitres de la photographie avec la complicité de John Malkovitch, à l'exposition "Total Records" où l'on découvre que les plus célèbres pochettes de disques vinyle ont souvent été conçues par les plus grands photographes, à l'étonnante et drôle série photo de Stéphane Bouet qui met en situation les vendeurs les plus improbables du site le Bon Coin, aux superbes photos en couleur pour les fans du cinéma italien du tournage du film de Fellini "8 1/2". 
Et tout ça dans le cadre de la sublime ville d'Arles!
























Tuesday, July 7, 2015

Art Brut: Henry Darger au MAM


Grâce à la donation de la veuve de Nathan Lerner, le photographe à l'origine de la découverte de l’œuvre de Henri Darger, le MAM hérite de 45 œuvres de ce représentant majeur de l'art brut.

Henri Darger naît à Chicago en 1892: après avoir vécu jusqu'à l'age de 17 ans dans une institution pour handicapés mentaux, il travaille comme petite main dans des hôpitaux de la ville. A sa mort en 1973, son logeur Nathan Lerner découvre dans la chambre où il vécut toute sa vie en semi clochard une œuvre littéraire dactylographiée de plus de 1500 pages intitulée " In the realms of the Unreal" (Dans les royaumes de l'irréel) accompagnée de plus de 300 aquarelles de très grand format.
Pendant des décennies, après le travail, Henry Darger a imaginé cette histoire fantastique d'enfants en guerre, mettant en scène les Vivians Girls, sept héroïnes au sexe masculin, en lutte contre les méchants Glandéliniens.

Darger crée un monde singulier et étrange, violent et brutal, mêlant l'imaginaire, récit historique et culture populaire américaine où les suaves couleurs pastel nous invitent en un frais jardin inoffensif mais l'action qui s'y déroule, guerrière, sanglante, apocalyptique, ne se lit souvent que dans un deuxième temps.

Son œuvre se distingue par le travail exceptionnel sur la couleur de ses illustrations et par la technique homemade de cet artiste autodidacte pour illustrer ses sujets, qui mêle collage et peinture. En effet Darger découpait, photographiait puis décalquait des images trouvées dans des magazines pour ensuite les colorier fabriquant lui même ses pigments.
 L’épopée des Vivian girls est composée d'une iconographie très pop où l'on retrouve par moment la petite fille de la publicité Coppertone ou encore Shirley Temple.

Comme tout artiste de l'art brut, Darger crée un art non motivé par la reconnaissance ce qui lui donne une liberté absolue dans les sujets abordés mettant en scène la cruauté de notre société et son application à écraser ceux qui ne rentreraient pas dans le moule. L'art est pour lui sans aucun doute une réponse à la brutalité du monde, à la peur et à la solitude: art therapy!


Henry Darger
Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, 11 av. du Président Wilson, 75016
Jusqu'au 11 octobre 2015

















Monday, June 15, 2015

Art Basel 2015 !


Cette semaine commence la grande messe de l’art contemporain, la foire de Bâle : Art Basel 2015 in Basel, la plus prestigieuse du monde.
Comme à chaque année, tous les acteurs qui comptent sur le monde de l’art contemporain seront au rendez-vous : collectionneurs du monde entier, artistes de tous horizons, curators et environ 300 galeries d’art.
Toutes les disciplines y seront contemplées ; peinture, sculpture, installations, vidéos, photos, etc.
Pendant quatre jours Bâle respire art avec outre la Foire, Unlimited, pour les œuvres qui dépassent la dimension d’un stand classique (Luciana Brito y expose Hector Zamora, Thaddeus Ropac Guilbert & George et Sturtevant, la Galerie Continua expose Ai Wei Wei, David Zwiner expose Dan Flavin pour en donner quelques exemples) et aussi Parcours, la partie qui s’étend dans la ville, cette année autour de la Munterplatz, ainsi qu’une section totalement consacrée au design.
Il y a même un programme de films, avec cette année les très attendus « Peggy Guggenheim : art addicted «  et «  Jelly Fish eyes « de Takashi Murakami, parmi beaucoup d’autres.
Artidot a listé quelques galeries françaises qui y participent ainsi que les galeries brésiliennes qui y sont cette année : A Gentil carioca, Luisa Strina, Luciana Brito, Fortes-Villaça, Millan e a Mendes Wood DM.
La France est représentée par Frank Elbaz, Emmanuel Perrotin, La Galerie 1900-2000, la Galerie Lelong, Thaddeus Ropac et Kamel Memnour pour en citer quelques unes.
L’expérience à Bâle n’est pas complète sans la visite à la Fondation Beyeler ! Dans le magnifique bâtiment signé Renzo Piano, les expositions sont toujours superbes. Cette année il s’agit de Paul Gauguin.
 Pour plus d’information : www.artbasel.com

Détail de l'ouevre de Joseph Beuys
Façade de la Foire
Fondation Beyeler et ses jardins

Friday, May 29, 2015

Les icônes américaines au Grand Palais


Le Grand Palais montre 49 œuvres emblématiques de la scène artistique américaine des années 50 et 60, signés par 14 artistes parmi les plus célèbres, prêtés des collections permanentes du Musée de San Francisco et de celle de Doris et Donald Fisher à l'occasion de la fermeture temporaire du musée pour travaux d'extension.

En effet, depuis 2013 le San Francisco Museum of Modern Art, SFMOMA, ouvrira à nouveau ses portes en 2016 avec des surface d'exposition étendues et a choisi, pendant cette période de travaux, de faire voyager ses œuvres à travers le monde.

La collection privée de Doris et Donald Fisher, co-fondateurs de l'entreprise Gap,commencée dans les années 70, rassemble près de 1100 œuvres signés de 185 artistes.

La sélection présentée au Grand Palais offre de 3 à 4 ouvres de 14 artistes américains représentant les grandes tendances et mouvements artistiques de l'après guerre: les débuts de l'abstraction avec Alexandre Calder et Ellsworth, le pop art new-yorkais des débuts des années 60 avec Roy Lichtenstein et Andy Warhol,  l'art minimal et les débuts du conceptualisme avec Sol LeWitt, Donald Judd, Dan Flavin, l'abstraction picturale avec Agnès Martin et puis quelques tableaux figuratifs de Chuck Close, synthèse de pop art, d'art minimale et d'abstraction.

Cette exposition est un petit bijoux: une enthousiasmante plongée dans l'histoire de l'art américain!


Icônes Américaines
Grand Palais, accès Porte H
3, Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris
Jusqu'au 22 juin 2015











































Monday, May 18, 2015

Le Street Art enfin au Musée!


Avec l'exposition "Le Pressionisme" la Pinacothèque de Paris consacre le Graffiti sur toile de 1970 à 1990.
Le mot Pressionisme (ou Pressure Art) vient de la pression de la bombe aérosol, avec l'apparition d'un nouveau medium où l'instrument de travail est non plus le pinceau mais la bombe.

La Pinacothèque souhaite montrer comment nous avons ignoré depuis quarante ans une véritable révolution artistique planétaire. Et c'est sa naissance que retrace aujourd'hui cette exposition avec le passage de graffitis des rues à des œuvres sur toile dans les années 70. Ce mouvement, relégué à un monde underground dont les artistes étaient assimilés à un 'gang de toxicos', s'est en effet mondialisé dans les années 80.

L'exposition s'intéresse aux œuvres réalisées donc à la bombe depuis les années 70 jusqu'à la fin des années 90 dans les métropoles américaines, européennes et mondiales. La Pinacothèque a  rassemblé pour l'exposition près d'une centaine d’œuvres issues de collections privées.

Andy Warhol associe à son histoire deux artistes issus de graffitis: Keith Haring et Jean-Michel Basquiat. Mais cette fois ci on veut surtout rendre hommage aux artistes qui, tout en ayant été les protagonistes de ce mouvement ,ont été souvent oublié comme Rammellzee, Dondi White, Futura, Toxic, Taki 183...

Si les toiles récentes de l'art urbain sont une évidence pour les grand public qui les côtoie en galerie, peu savent que c'est depuis les années 70 que les artistes graffitis créent en atelier une véritable production sur toile, loin de la rue et du Street Art dans lequel on le cantonne.
En effet, dès 1972, une dizaine d'artistes se regroupent autour d'Hugo Martinez au sein de l'UGA( Union of Graffiti Artistes) pour exposer lurs oeuvres en galerie. Cette volonté est une  réponse à la mauvaise image et à la précariété de leurs oeuvres. Mais il faudra attendre 1980 pour que les expositions soient organisés.

La France est la première en Europe à les exposer dans une capitale en 1989, grâce à Agnès b., galeriste précurseur de ce mouvement. Et en 1991 Jacques Lang est le premier ministre de la Culture à faire entrer cet art dans un Musée d’État.



Le Pressionisme
Pinacothèque de Paris, 28 Place de la Madeleine, 75008
Jusqu'au 13 septembre 2015