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Saturday, February 28, 2015

Pour tous les fans du bleu!




La Bibliothèque Forney propose une petite exposition "Indigo, un périple bleu" pour nous faire voyager autour du monde à la découverte de l'utilisation de l'indigo à travers les époques et les continents.
Avec 300 vêtements et accessoires nous comprenons le processus de création de l'indigo, sa place dans l'histoire, les divers utilisations selon les pays et les différentes traditions autour de cette couleur.

Pour la petite histoire l'indigo, du nom latin qui désigne l'Inde, est une couleur obtenue a partir de feuilles des plantes indigofères présentes dans les régions chaudes et tropicales du globe. L'arbuste appelé Indigo des Indes produit ce bleu profond que nous reconnaissons tous. Mais avant l'introduction en masse de la culture de l'indigotier, il y avait le "pastel des teinturiers". Précurseur de l'indigo cette plante donnait la couleur bleu pastel qui dominait dans toute l' Europe et resta la seule source de teinture bleue disponible jusqu'au XVI siècle, avant l'essor des routes commerciales vers l’Extrême Orient.

avant l’introduction en masse de la culture de l’indigotier par les Européens dans les colonies au XVIIe, il y avait le Pastel des teinturiers. Précurseur de l’indigo, cette plante dont la teinture obtenue est appelée bleu pastel dominait dans toute l’Europe - See more at: http://proposdeco.com/indigo-laventure-bleue-dune-couleur-voyageuse/#sthash.AynGUuKL.dpuf
L’arbuste d’indigotier ou Indigo des Indes produit ce bleu profond reconnaissable entre tous - See more at: http://proposdeco.com/indigo-laventure-bleue-dune-couleur-voyageuse/#sthash.AynGUuKL.dpuf
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Catherine Legrand, styliste et créatrice de la marque parisienne A la Bonne Renommée, est la commissaire de l'exposition. Au cours de ses multiples voyages, elle collectionne tissus, costumes,parures et photographies et nous fait partager, grâce a cette délicieuse exposition, sa passion.

Indigo, un périple bleu
Bibliothèque Forney, Bibliothèque des Arts Graphiques et des Métiers d'art de la Ville de Paris
Hôtel de Sens, 1 rue Figuier, 75004 Paris
Jusqu'au 18 avril 2015







Tuesday, February 17, 2015

Il cibo nell'arte


Il faudra se rendre en Italie, et plus précisément à Brescia, pour découvrir la grande exposition " Il cibo nell'arte" où plus de 100 œuvres d'artistes anciens dialoguent avec les modernes pour montrer le lien étroit  entre la nourriture et l'art.

L'expo, qui nous fait voyager à la découverte de la représentation  de la nourriture dans les époques, du VII siècle à nos jours, fait écho au thème  de l'Exposition 2015 de Milan: "Nourrir la planète, énergie pour la vie".

Elle nous propose un parcours iconographique et chronologique divisé en dix thèmes ( les fruits, les légumes, la viande, les douceurs....). 

Grâce aux tableaux du XVII et XVIII siècles nous découvrons des plats disparus aujourd'hui ainsi que des informations précieuses sur les goûts et l'alimentation de l'époque.

Parmi les œuvres présentées on pourra admirer ' I mangiatori di ricotta' de Vincenzo Campi, 'Il piatto di pesche' de Ambrogio Figino ( première nature morte de l'histoire de l'art italienne) jusqu'à  'L'ultima cena' de Andy Warhol ( réinterprétation version pop art du Cenacolo de Leonardo).

De quoi nous laisser 'la bouche ouverte'...

Il cibo nell'arte. Capolavori dei grandi maestri dal Seicento a Warhol.
Palazzo Martinengo, Brescia, du 24 janvier au 14 juin.








































Wednesday, January 28, 2015

Sonia Delaunay: rythme et couleur





Le Musée d'Art Moderne de Paris nous livre jusqu'au 22 février 2015 une rétrospective exceptionnellement riche et complète de Sonia Delaunay.

Réunissant plus de 400 œuvres entre peintures, décorations murales, gouaches, estampes,mode, textiles et trois reconstitutions d'environnements,l'exposition met en lumière l'importance de l'activité de Sonia Delaunay dans les arts appliquées, sa place au sein des avant-gardes européennes et son rôle de pionnière de l'abstraction.

Le MAM nous présente son travail du début du XXème siècle jusqu'aux années 70 avec la présence de photographies et films d'époque et illustre parfaitement la richesse et la singularité de son œuvre marquée par un dialogue soutenu entre les arts,mais aussi par son approche personnelle de la couleur, en lien avec ses origines russes (elle nait en Ukraine en 1885) avec un "sens atavique" de la couleur comme le définissait son mari Robert Delaunay.

En 1912 le couple s'oriente vers l'abstraction et proclame l’avènement d'un art nouveau qui reposera sur le pouvoir constructif et dynamique de la couleur: le "simultanisme", un langage abstrait où le rythme vient par la couleur. Mais si Robert conceptualise l'abstraction comme un langage universel, Sonia par contre l’expérimente sur les supports les plus variées (tableaux, projets d'affiches, vêtements, reliures, livres d'artistes, objets domestiques) et différentes expressions (poésie, mode, publicité).

Laissez vous entrainer par ce rythme coloré qui va vous transporter tout le long de cette sublime exposition!












Tuesday, January 13, 2015

Art brut : art authentique

La Maison Rouge présente jusqu'au 18 janvier la collection particulière du cinéaste Bruno Decharme qui depuis plus de trente ans a rassemblé une de plus belles collections d'art brut au monde.
En 1999 il crée l'Association Abcd ( art brut création et diffusion) basée a Montreuil dans le but de faire connaitre l'art brut sous toutes ses formes a un large public.
 Sa collection comprend plus de 3500 pièces du milieu du XIX siècle a nos jours avec des œuvres provenant d’hôpitaux psychiatriques, d'autres dites médiumniques et des travaux populaires.

L'histoire de l'art brut commence a la fin de la deuxième guerre mondiale, où, lors d'un voyage en suisse, Jean Dubuffet acquiert des dessins et gouaches dans les asiles d'aliénés et commence à en parler comme d'un art véritable qui se situe selon lui ´ailleurs'.
 Dubuffet crée ainsi la notion d'art brut en 1945 pour designer "les ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique"'.

Les créateurs d'art brut sont en effet souvent des personnes asociales, isolés, vivant en marge de la société, sans aucune formation artistique créant des œuvres à partir d'objets pauvres et modestes,récupérés ou bricolés.
Pour la plupart d'entre eux la conscience d'être artiste n'existe pas. L'art brut nous prouve bien que des gens très ordinaires, éloignés des choses artistiques et des rites sociaux accompagnant leurs créations ( ateliers, vernissages,ventes...), peuvent parfaitement, par impulsion, réaliser des chefs d’œuvres incroyables.
L'art brut restitue confiance en une possible création individuelle, et réagit au mimétisme et a l'uniformisation.

L'art brut relève du territoire de l'autodidacte et regroupe dans son sein les œuvres réalisées par des auteurs qui n'appartiennent pas au sérail corporatif des arts et satisfait aux aspirations d'un public en quête  d'authenticité.

Dans la collection de Decharme nous pouvons admirer des créateurs révélées par Dubuffet, comme Aloise ou Adolf Wofli, mais aussi des plus récents comme Harry Darger ou Scottie Wilson.
Ne passez pas à cote du véronais Carlo Zinelli, un de plus grands créateurs d'art brut italienne.

Mais surtout ne passez pas à côté de cette expo si forte et émouvante!



                                        Aloise


                                      Henry Darger

                                                  
                                      Scotti Wilson


                                    Carlo Zinelli



Tuesday, December 30, 2014

Le design en temps de crise




Le Triennale Design Museum de Milan nous propose une exposition sur le design italien en temps de crise: " Il design italiano oltre la crisi.Autarchia,austerità, autoproduzione"
Avec plus de 650 pièces, l'exposition explore 3 périodes: les années 30, 1970 et 2000 pour montrer comment le design a du se confronter pour émerger  et comment la créativité s'accroit en temps de crise.
La première période de l’autarcie explore la période fasciste en Italie des années 30 avec la crise économique liée au crash de 1929. A cet époque en effet les créateurs italiens produisent des œuvres exemplaires avec des designers comme Gio Ponti et Franco Albini par exemple pour qui le seul credo était de 'faire beaucoup avec presque rien' en puisant uniquement dans l’ingéniosité de chacun.
La deuxième période, l’austérité, se réfère à la crise du pétrole des années 70 et au design alternatif et engagé. C'est là qu’émerge par exemple le concept original d’auto projet d'Enzo Mari où l'utilisateur peut construire lui même son meuble à partir de plans détaillés qui lui sont fournis.
C'est aussi un retour aux origines artisanales du design.
La dernière partie évoque l'autoproduction qui s'avère être la seule solution se présentant aux jeunes designers plongés dans la crise des années 2000. Les designers en effet multiplient les modes de production souvent à cause du manque d'ambition de certains fabricants comme c'est le cas de Gaetano Pesce par exemple avec sa société Fish Design.
Le web leur vient souvent en aide pour financer les projets( grâce au crowdfunding), diffuser les produits et faciliter les envois.
Les années de crises économiques sont souvent favorables au stimulus créatif et c'est ce que cet expo tend à nous démontrer.

Milano, Triennale Design Museum jusqu'au 28 fevrier 2015








Thursday, December 11, 2014

Roman Vishniac : de Berlin a New York, 1920-1975





Roman Vishniac nait en Russie en 1897, émigre a Berlin en 1920 et meurt aux Etats Unis en 1990.
La rétrospective qui lui est consacrée au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme à Paris rassemble environ 220 photos ,dont plus d'une centaine d'inédites, depuis ses débuts a Berlin jusqu’à l'après guerre aux Etats Unis.
Ses clichés ont profondément influencé notre image de la vie juive en Europe orientale avant l'Holocauste. En effet de 1935 à 1938, Vishniac sillonne l'Europe orientale missionné par une association juive d'entraide américaine pour photographier les communautés juives. Ses images montrent la détresse d'un peuple, victime de la misère et de l'antisémitisme. Il nous livre des portraits humanistes très puissants, seuls témoignages d'Un monde disparu, comme le rappelle le titre de son livre paru en 1983.
En 1941 il rejoint New York et travaille comme portraitiste en documentant la vie des juifs américains et des immigrants.
En 1947 il revient en Europe et photographie les camps pour les survivants de la Shoah
ainsi que les ruines de Berlin.
Il termine sa carrière de photographe  en revenant à ses premiers amours. Biologiste de formation, il devient un pionnier dans le domaine de la photo microscopie et de l'imagerie scientifique s'intéressant aux méduses et aux protozoaires. Voulait-il oublier le passe?...


A découvrir jusqu'au 25 janvier 2015 pour ne pas oublier un monde disparu.










Thursday, December 4, 2014

"Disobedient Objects" au Victoria & Albert Museum



Après des expositions à thèmes plus classiques, le V&A à Londres ose une proposition plus risquée: Disobedient Objects  est d'ailleurs la première exposition à mettre en lumière le rôle des objets dans les mouvements de contestations mondiaux, mettant en avant l'inventivité du design né de ces mouvements.

Le parcours qui nous est proposé va de la fin des années 70 jusqu'à aujourd'hui et chacune de pièces présentée est évoquée avec des coupures de journaux et parfois des films.

Les objets exposés peuvent être classé en trois catégories: les objets du quotidien détournés de leur usage premier( les casseroles en Argentine, les bouteilles plastiques en guise de masques à gaz en Turquie..), ceux qui font appel aux arts appliquées traditionnels( comme les Arpilleras en Amérique Latine, tissés par les femmes pour dénoncer la violence du système Pinochet au Chili par exemple) et ceux qui utilisent les nouvelles technologies et le hacking (drone, robot).

Nous assistons à une prolifique ingéniosité du design  et de la créativité collective et  l'exposition montre bien que" le changement social consiste autant à construire qu'à détruire".

Le Musée fournit même des fiches techniques de certains objets à réaliser soi-même,donc,si voulez faire votre révolution, rendez-vous à Londres jusqu'au 1er fevrier 2015!


                Guerillas Girls, feministes du monde de l'art à New York